Après quelques disques enregistrés et mixés assez rapidement, Herman Düne sortait en octobre, Giant.

Des paroles poétiques du quotidien, des guitares, quelques percussions (surtout du tambourin), des cuivres et des chœurs, la musique d’Herman Düne ressemble de loin à un truc hippie. Mais le travail de composition et de production l’amène au-delà du cliché. En entendant « I wish I could see you soon » vous pouvez vous laisser transporter dans l’ambiance calme et détendue mais qui vous redonne en même temps l’énergie de vivre. Cette ambiance reste tout au long de l’album mais elle croise aussi des chansons plus mélancoliques qui, ponctuées par deux voix féminines, ne tombent jamais dans le pompeux.

Les Herman Düne, qui ont des origines américaines, françaises et norvégiennes, tournent depuis quelques temps avec leurs potes de la nouvelle scène folk américaine comme Jeffrey Lewis ou Adam Green. Comme eux, leur différence avec les folkeux de la génération Dylan, Baez est qu’ils se prennent beaucoup moins au sérieux. La musique est l’occasion de faire la fête sans forcement voir sa tête enfler à chaque monter sur scène.

Mais la scène est aussi l’occasion de revisiter leurs compositions. Accélérer certaines, changer l’arrangement d’autres, cela permet au spectateur de vivre autre chose qu’une simple représentation live de l’album. De toute façon les salles dans lesquelles ils tournent ne leur permettraient pas de reproduire la qualité de la production de l’album.

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Après avoir laissé la scène à un groupe d’amis qui ont eu du mal à se dépêtrer d’un larsen puis à leurs chœurs pour un petit duo de guitare et voix, Herman Düne monte sur la scène de l’Ubu rennais. Yaya tiens son groupe tout au long du set et lui donne le tempo. Le public réagit surtout quand « not on top » arrive. Le « single » de l’album d’avant fait danser toute la salle. Mais les chansons du dernier album sont plutôt bien accueillies. Le groupe a l’air ravi sur scène et s’amuse avec le public. Après deux rappels l’Ubu se vide d’un public qui a, ce soir, sans avoir assisté à un concert révolutionnaire, vu une bonne prestation folk.

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