passage Bécon
Par Le Renégat le mercredi, 11 février 2009, 20:50 - Interjection - Lien permanent
Lundi 9 février, alors que j'avais loupé mon train à 2 minutes près en gare de Bécon-les-Bruyères, je vais me chercher un p'tit pain (un pain au chocolat pour les non nordistes) à la boulangerie d'à côté.
Je passe à côté du passage pour piéton où 3 flics contrôlent l'identité d'un homme. Noir. Forcement. Parce que j'en ai marre de voir que la définition d'un contrôle d'identité soit devenue " emmerder un noir ou un arabe ", je fais une petite réflexion qui ne dépasse pas la limite de la politesse :
- je pensais que le contrôle au faciès n'était pas légal.
-si, si ! me répond l'un des policiers tout sourire.
Vu la bêtise de mon interlocuteur, je repars m'acheter mon p'tit pain.
De retour à la gare, les flics sont toujours affairés à contrôler le même homme. Exaspéré, je crie un "Bravo la République" qui tombe à plat. Mais 5 secondes après les flics me tombent dessus. Un "Contrôle d'identité, Monsieur" de bonne guerre sort de la bouche de l'un. Je dis de bonne guerre car je m'y attendais. Je sors ma carte et la tend au plus grand d'entre eux qui part se charger de contrôler mon identité. J'attends le plus tranquillement possible en compagnie des deux autres, un homme et une femme.
L'homme est celui qui entreprend de me fouiller. D'abord mon sac de sport puis mon manteau. Il en profite pour me dire qu'il trouve que je pue et que je le dégoute (dans ces termes). Je ne suis pourtant pas mal habillé et je viens de prendre ma douche mais je pense qu'il me provoque pour obtenir de moi un outrage à agent. Je reste donc le plus calme possible sans m'écraser. C'est dur. La femme suggère à son collègue que je puerais l'alcool. Mais l'autre est obligé de la contredire, il ne veut sans doute pas s'emmerder avec un contrôle d'alcoolémie qui serait négatif. A chaque fois que j'ouvre la bouche, la femme me prévient que c'est proche d'un outrage. Mais ils n'arriveront pas à me faire sortir le moindre mot pouvant être pris pour cela.
Sachant qu'un contrôle d'identité doit être justifié, je demande à connaître la raison officielle (l'officieuse je la connaît, je les ai fait chier, ils se vengent). On m'explique donc que la gare de Bécon-les-bruyères étant le théâtre de beaucoup de vols, la préfecture a déposé un arrêté qui autorise les contrôles d'identité ce lundi 9 février autour de la gare. Je n'ai toujours pas trouvé de trace de cet arrêté sur internet (si quelqu'un sait ou je peux le trouver...).
Pendant qu'on parle de la fréquence des contrôles au faciès dans les transports en commun parisien, je vois deux trains me passer sous le nez. Ayant épuisé le débat, le mec essaye de me faire gober qu'ils ont sauvé le gars du début de cette histoire. Ils lui auraient indiqué qu'il avait un homonyme mal honnête. Je ne vois pas ce que ça peut lui apporter mais je me tais. De toute façon ce type est parti et je ne connaîtrai pas la vérité sur la question.
Enfin, après 20 minutes d'attente, le troisième larron revient avec ma pièce d'identité et un petit papier. Je repars rapidement dans la gare en le dépliant. C'est une contravention. A la case immatriculation est écrit |P|I|E|T|O|N|. Et l'infraction sanctionnée est " traversée irrégulière de la chaussée [...] sans emprunter un passage piéton situé à moins de 50 mètres.". 4 euro d'amende. Je ne pouvais pas passer sur le passage piéton, il était bloqué par trois flics qui contrôlaient un noir !

Commentaires
Je te donnerais la pièce lors de ton prochain passage pour contribuer ;-)
Bravo !
don't give up !
J'y crois pas ! Encore un exemple qui montre que les flics sont aussi cons qu'on le dit, c'est désespérant.... (bon heureusement, comme dirait Didier Super, Y'ENADEBIEEEEEEN ! - j'en ai vu avec mes vrais yeux, mais l'inverse est plus souvent vrai...)