Le Renégat

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samedi, 12 janvier 2008

Ces minijournalistes qui grossissent les faits divers

Un bel article jeudi dans le Figaro : "Ces minicaïds qui sèment la terreur dès la maternelle". C'est un cas d'école comme on dit.

Figaro mincaids

Une photo adéquate

Analysons l'article. D'abord la photo. Elle montre, selon la légende, "Une école maternelle incendiée, à Toulouse.". On peut imaginer que si elle est là pour illustrer la délinquance de ces "minicaïds", c'est qu'elle a été incendiée par des enfants de maternelle.

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jeudi, 29 novembre 2007

Une France plus verte

Le Figaro vient de commander un sondage à la TNS/Sofres et ce journal nous parle de celui-ci comme celui qui annonce pour la première fois que L'omniprésident passe en dessous des 50%. Méfions nous des sondages : il n'y a que quelques mois Notre Sarkosident était leur roi. Mais regardons de plus près le sondage.

En lisant l'intégralité du sondage TNS/Sofres, que voit-on qui n'est jamais abordé dans les pages politiques de nos journaux ? Même dans l'article censé résumer le sondage en question ?

A la question " Avez-vous une opinion très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise ou très mauvaise de chacune des formations suivantes ?", le parti les Verts est le parti dont le plus de sondés a une opinion très ou plutôt bonne (46% contre 41% pour l'UMP et 39% pour le PS) ! Ce n'est qu'un sondage, mais il montre quand même que ce parti n'a pas toute sa place dans le débat démocratiqueet médiatique.

Les français ont bien intégré que Les verts sont à la pointe du combat écologique, qu'ils ont une vue d'ensemble des problèmes politiques et qu'ils ne résument pas leur action à l'écologie. Mais peut être qu'ils s'obligent à voter pour des grands partis parce qu'on leur dit qu'il n'y a pas le choix, que les Verts sont immatures ? Peut être aussi que les médias ne s'intéressent pas assez à ce que dit ce parti ?

jeudi, 15 novembre 2007

Socialisme et journalisme en question

Citation de l'année : «Pourquoi le PS est-il devenu ce qu’il est aujourd’hui ? Parce qu’il avait à sa tête des gens qui n’ont pas l’esprit socialiste». De qui sont ces propos qu'on ne voit plus que dans certains blogs ? De la seule et l'unique Première Dame de France de la Vème république : Danielle Mitterrand. Et c'est Le Parisien qui publie l'interview, et c'est le figaro qui relais sur son site internet.

Pour aller plus en profondeur de cette interview, je suis allé sur le site du Parisien... On peut "découvrir le journal en prenant un abonnement découverte d'un jour. Ce que j'ai fait.

Et la, super déçu. L'interview ne contient que deux passages intéressants. L'un ou Danielle Mitterrand explique que " le système actuel est fondé sur des valeurs financières. On est puissant, on est important si on est riche. Ma société repose sur l'humanité. Or, la société actuelle revient à exploiter l'homme par l'homme. Nous sommes des millions à penser comme cela.".

Puis Danielle Mitterrand doute du socialisme de DSK.

Vous critiquez beaucoup l'impérialisme américain. L'élection d'un socialiste français, Dominique Strauss-Kahn, à la tête du FMI vous redonne espoir ?

Un Français, d'accord. Un socialiste, on en reparlera... Pourquoi le PS est-il devenu ce qu'il est aujourd'hui? Parce qu'il a à sa tête des gens qui n'ont pas l'esprit socialiste. Ce n'est pas parce qu'on prend une carte qu'on est socialiste. Foncièrement, depuis quelques années, les dirigeants socialistes n'ont pas la tripe socialiste. Ils ont un regard beaucoup trop attendri pour l'argent. Ils ne réagissent pas, ne respirent pas ce désir de société que nous avions.

Sinon, le journaliste revient sur la deuxième famille de François Mitterrand... Comme si le seul intérêt de la vie de Danielle Mitterand est d'avoir été trompée par le président. Elle tient bon et refuse d'en parler.

On lira aussi l'article de libé d'hier, ou le journaliste s'en ai pris encore plein la gueule après l'évocation "indécente". Magnifique passage :

Et c’est justement cela qu’on voulait qu’elle explicite, cette tolérance, ce geste public de recomposition familiale avant que ce ne soit tendance : sa modernité en somme. «Mais ça n’est pas moderne ou non, c’est tout simplement humain ! Alors bon, si à vos yeux ça atteste d’une grande liberté, parlez-moi de ma liberté vis-à-vis de ma vie publique, pas de ma vie privée.»

Et après on nous bassine avec Cécilia... Mais putain, Danielle, elle, a vraiment la classe !

lundi, 9 juillet 2007

JS... pas pour cette année

Bon, le journalisme scientifique ne sera pas pour cette année... Je n'ai pas été retenu niah niah niah... Bref, je le repasserai sans doute l'année prochaine. Pas envie de m'étendre plus sur le sujet. Donc, je sais encore moins ou je vais atterrir en septembre. Un billet plus joyeux bientôt, promis ;)

vendredi, 22 juin 2007

numéro JS032

Deux jours de concours... Entouré de futurs journalistes scientifiques. Certains ont poussé leur préparation jusqu'à lire Le Monde en entier tous les jours et à en faire des fiches. Déjà, une ambiance de promo s'est installée. Boire des bières sur la Grand Place de Lille, ça soude un groupe. Mais on ne sera pas tous la. Et pour ma gueule, ça sera très serré. J'ai envie de le faire ce métier. Je suis bien dans ce milieu et faire découvrir la science, discuter de ses enjeux, quel plaisir ! Mais, je ne sais pas si ça sera pour cette année. Imprécisions et petits oublis (Rostropovitch cinéaste !?! J'écouterai plus de violoncelle la prochaine fois)... Et puis des questions dont on est fier de ne pas savoir répondre : " qui sont les finalistes de la Nouvelle Star 2007 ? " (j'ai failli répondre que je n'avais pas la TV...).

Enfin, on verra... J'en ai quand même profité pour faire quelques recrues potentielles pour le Bretzel.

vendredi, 25 mai 2007

Colom(bani)

Voila, Jean Marie Colombani n'a pas obtenu le nombre de voix de journalistes nécessaire, c'est à dire 60%. La société des journalistes du Monde opposera donc son véto à sa réélection à la "présidence du directoire du Monde" (comme ce titre est pompeux ! ). Mais JMC ne l'entend pas de cette oreille. Et il conteste. Il conteste le système démocratique du Monde.

Il conteste que, dans un journal, les journalistes aient un poids supérieur à celui des autres salariés pour décider du directeur. Et il est épaulé par un des actionnaires du Monde, Claude Perdriel (proprio du Nouvel Obs). Il aurait pu contester le système avant au lieu de dire aux journalistes qu'il était l'un des leur et qu'après lui, plus jamais un ancien journaliste ne sera à sa place. Il aurait pu leur dire que pour lui la voix des journalistes dans un journal était moins importante que celle des actionnaires.

On me rétorquera que ce n'est pas la réalité du moment. Que maintenant les actionnaires ont le droit de vie ou de mort sur ce qu'ils possèdent. Bah non, dans ce journal, "Le Monde", la réalité est que 60% des journalistes doivent être d'accord avec la nomination du Président pour que celle-ci puisse avoir lieu. Et si les actionnaires font du chantage, ce sera eux qui auront la responsabilité des problèmes. Ils n'étaient pas obligés d'acheter des actions du Monde. Si ils sont entrés au Monde, c'est qu'ils acceptaient les règles (contrairement à ceux qui ont été mis au monde ;) ).

Et ces 60% ne sont pas là par hasard. Les statuts ont été créés (puis modifiés) pour que le Monde soit avant tout un journal indépendant (et pas juste une entreprise de presse). Même si c'est sous l'impulsion du Général qu'il existe, Hubert Beuve-Méry (le premier directeur) n'a accepté de le diriger qu'à condition d'être vraiment indépendant financièrement et politiquement. Colombani, remettant en question ces 60%, remet en cause en même temps l'indépendance (staturaire) du journal.

jeudi, 7 décembre 2006

Journalisme, commémoration et interrogation

Pour une fois, un billet sur ce que j'ai vu sur le net, parce que je me sens concerné par cette réflexion d'une étudiante en journalisme.

Morgane est allée à la commémoration des 20 ans de la mort de Malik Oussekine à Paris pour la couvrir en tant que journaliste. Elle décrit sur son blog ce qu'elle ne décrirait pas dans un article. C'est à dire qu'elle explique que ce qui l'a marqué ce sont les journalistes et finalement la " professionnalisation " de ces évènements médiatiques où les vedettes et les journalistes font de l'événementiel et ne vivent pas le moment réel.

Comment faire pour parler d'un sujet sans le dénaturer, sans enlever l'émotion qui doit en ressortir quand on ne peut pas être discret ? Est ce que traiter les mêmes sujets de la même façon (ou à peu près) est utile ? Traiter des sujets annexes, est-ce botter en touche ou faire émerger des informations qui sont moins connues mais tout aussi importantes ?

Ce billet est juste le rassemblement de quelques questions que je me suis posées à la lecture de ce billet de Morgane. J'aurais pu ne faire qu'un commentaire sur son blog. Oui mais je trouve ces questions importantes pour moi qui veut devenir journaliste.