Le Renégat

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi, 9 juillet 2007

Surveiller... et punir ?

Donc, comme les moindres recoins de Londres sont surveillés par des caméras, il faudrait que Paris et la France le soient aussi. Pour contrer le terrorisme. C'est sur qu'en matière de terrorisme, en ce moment, il faut prendre exemple sur Londres... Et c'est grâce à des caméras que nous allons vaincre le sale arabe le jeune la racaille le dangereux trotskiste le terroriste.

Ils ont peur de se faire photographier en train d'exploser. Ca mettrait en péril leur accession au paradis et les vierges promises qui l'accompagnent (Dieu a dit : "Tu ne te laisseras pas filmer").

Donc pour les convaincre d'arrêter de se faire exploser dans nos transports en commun, il faut se laisser filmer. Et bien sur, on n'utilisera jamais les caméras pour autre chose. Beuh, non ! Vous nous prenez pour qui ? On n'a jamais utilisé la lutte contre le terrorisme pour diminuer vos libertés ( voir la Loi pour la Confiance dans l'Economie Numérique, le patriot Act americain, ou le récent fichage Base-Elève). Et puis arrêtez de demander que la justice puisse se mêler de ce qui ne la regarde pas, la Police est bonne par Nature et ne saurait être utilisée à mauvais escient ( " La loi a aussi donné aux services de police et de gendarmerie la possibilité d'accéder directement aux images, hors de tout contrôle de l'autorité judiciaire." ).

Et concrètement, ils vont nous expliquer à quoi ça sert de filmer les terroristes ? Ils vont nous démontrer que c'est efficace ? Ou ils vont encore nous faire gober ça tout cru ?

La vidéo-surveillance, c'est la Liberté !

P.S. : Je sais, ce n'est pas un billet plus joyeux... ;)

Edit : " Surveiller... et Punir ? " les CRS...

vendredi, 25 mai 2007

Colom(bani)

Voila, Jean Marie Colombani n'a pas obtenu le nombre de voix de journalistes nécessaire, c'est à dire 60%. La société des journalistes du Monde opposera donc son véto à sa réélection à la "présidence du directoire du Monde" (comme ce titre est pompeux ! ). Mais JMC ne l'entend pas de cette oreille. Et il conteste. Il conteste le système démocratique du Monde.

Il conteste que, dans un journal, les journalistes aient un poids supérieur à celui des autres salariés pour décider du directeur. Et il est épaulé par un des actionnaires du Monde, Claude Perdriel (proprio du Nouvel Obs). Il aurait pu contester le système avant au lieu de dire aux journalistes qu'il était l'un des leur et qu'après lui, plus jamais un ancien journaliste ne sera à sa place. Il aurait pu leur dire que pour lui la voix des journalistes dans un journal était moins importante que celle des actionnaires.

On me rétorquera que ce n'est pas la réalité du moment. Que maintenant les actionnaires ont le droit de vie ou de mort sur ce qu'ils possèdent. Bah non, dans ce journal, "Le Monde", la réalité est que 60% des journalistes doivent être d'accord avec la nomination du Président pour que celle-ci puisse avoir lieu. Et si les actionnaires font du chantage, ce sera eux qui auront la responsabilité des problèmes. Ils n'étaient pas obligés d'acheter des actions du Monde. Si ils sont entrés au Monde, c'est qu'ils acceptaient les règles (contrairement à ceux qui ont été mis au monde ;) ).

Et ces 60% ne sont pas là par hasard. Les statuts ont été créés (puis modifiés) pour que le Monde soit avant tout un journal indépendant (et pas juste une entreprise de presse). Même si c'est sous l'impulsion du Général qu'il existe, Hubert Beuve-Méry (le premier directeur) n'a accepté de le diriger qu'à condition d'être vraiment indépendant financièrement et politiquement. Colombani, remettant en question ces 60%, remet en cause en même temps l'indépendance (staturaire) du journal.