Il y a une semaine l'UNEF a calmé les médias français sur la mobilisation étudiante en acceptant quelques miettes du gouvernement. L'UNEF se retirant, les médias repartent décidant que "le mouvement s'essouffle" (expression maintenant obligatoire pour chaque combat social). Mais ce mouvement s'essouffle non pas parce que l'UNEF part mais plus parce que les médias s'en désintéressent. La preuve qu'il ne pouvait pas "s'essouffler", c'est qu'il a pris toute son ampleur avant que l'UNEF s'engage réellement dans la bataille. Mais pour l'UNEF, il fallait que les choses se fasse vite. Enfin pour l'UNEF, pas forcement. Mais pour son président, Bruno Julliard, c'était un peu plus pressé.

Car si l'info du Figaro est vraie, "le Leader du mouvement anti CPE" (humpfffff) dixit le Nouvel Obs (dans chaque papier sur lui, cette expression apparaît), serait un candidat "d'ouverture" au côté de Delanoé pour les prochaines municipales ! Bon, déjà "l'ouverture" fait doucement rigoler... la plupart des dirigeants du PS venant de l'UNEF, le PS ne se renouvelle pas en recrutant le président de ce syndicat étudiant.

Ensuite, je me demande ce que se disent les militants de l'UNEF qui ont voté la fin des blocages. Est ce qu'ils déconnectent totalement les deux événements ? Est ce qu'ils pensent que Julliard n'avait pas ça en tête pendant qu'il négociait avec Pecresse ? Est qu'ils pensent que Julliard l'a joué modéré (en donnant une belle porte de sortie à Pecresse) ces derniers temps pour être considéré comme "responsable" par Delanoé ?

Bref, ça donne pas envie de voter pour le PS... M'enfin, je ne suis pas (encore ? ) électeur parisien, donc de quoi j'ai à me plaindre ?